être soi-même·déblocage·humeur·lâcher-prise·nostalgie

Fantôme du passé…

Après avoir été le cobaye d’une de mes camarades en formation et après avoir revu un de ceux que j’aime appeler mes « fantômes du passé », je me suis posée beaucoup de questions sur les émotions qu’on garde à l’intérieur, à tout ce qu’on n’a jamais dit, ce qu’on a rangé dans un coin de sa tête pensant qu’avec le temps on oublierai… Sauf que parfois, ces fameux fantômes se retrouvent à bosser dans l’établissement d’à coté et qu’on les revoit régulièrement. C’est exactement ce qui m’est arrivé la semaine dernière…

Quand j’ai commencé mon job de barmaid, j’avais une super équipe, dont le DJ avec qui je m’entendais très bien (du moins c’est ce que je pensais…). Je vous passe les détails mais certains événements ont fait que lui et moi on s’est disputé. Je l’ai croisé occasionnellement en gardant une certaine rancœur. Ou du moins ce que je pensais être de la rancœur. Seulement voila, en le voyant l’autre soir, j’ai réalisé que la situation me faisait de la peine. On travaille à coté, on se voit plusieurs soirs par semaine, on se lance des regards mais on ne se calcule pas. Pas même un bonjour ou un signe de tête. J’ai pris conscience que je me donnais un air mauvais et faisais des réflexions mesquines pour en réalité masquer cette peine. Quand je nous vois comme ça et que je repense à la relation qu’on avait, je trouve ça triste.

Alors j’ai commencé par écrire ce que je ressentais. Pour moi, pour évacuer. J’ai écris ce que je voudrais lui dire. Que tant que je ne le voyais pas, je n’y pensais pas plus que ça mais là, tout me revient un peu en pleine face. Que je trouve triste qu’on ne soit même pas capable de se saluer. Que je n’oublie pas ce qu’il a fait mais de mon coté, j’ai passé l’éponge. Que j’aimerai savoir s’il était vraiment sincère à l’époque ou si nous n’étions que des pions pour lui. Que j’aimerai qu’on puisse plaisanter à nouveau. Qu’on puisse se regarder en face et pas en chien de faïence. Et peut être lui dire tout simplement qu’il m’a blessé à l’époque mais que j’ai gardé un peu d’affection pour lui. Que je ne le déteste pas comme je le prétends.

Je sais qu’écrire tout ça est un premier pas, pour moi, pour mieux vivre la situation et me décharger du chagrin, mais ça ne suffira pas. Je sais aussi qu’on finira par se parler. J’ai eu le sentiment cet été qu’il allait se passer quelque chose avant même de savoir qu’on serait « voisins ». Ce que je ne sais pas c’est si les choses s’apaiseront ou s’envenimeront…

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