humeur·Philosophie

La vie, la vraie…

Nos parents ont tenté, plus ou moins bien tout dépend, de nous protéger. Je pense qu’ils auraient aimé qu’on grandisse dans un monde merveilleux, sans haine, sans violence, sans problème. Moi même, quand je regarde mon neveu et ma nièce, je me dis qu’ils ne savent pas ce qui les attend.

Quand on est enfant, on ne sait pas ce que sont les drogues, la prison, la mort, la maladie, la folie. Ou tout du moins on ne comprend pas bien. Nos parents nous protègent de tout cela. Du moins ils essaient. On nous dit que les méchants vont en prison. On nous dit que les gens vont au Paradis. On nous explique à demi mots la maladie…

En grandissant, et encore plus dans le milieu de la nuit, j’ai eu l’occasion de côtoyer toutes sortes de personnes. Des personnages même. J’ai fréquenté des drogués, des voyous. Dans ma vie de tous les jours, j’ai perdu des proches. A cause de la maladie ou encore de la drogue. Certain se sont même donné la mort, ne supportant plus leur quotidien. J’ai fréquenté ceux qu’on appelle des « fous », des schizophrènes. J’ai travaillé avec des mecs qui portaient « la rolex à la cheville » pour une histoire d’alcool.

Là où je veux en venir avec tout ça, c’est qu’on apprend la vraie vie avec ces personnes. On se rend compte qu’on a de la chance d’avoir la santé, un toit, un travail, des amis. On se rend compte aussi qu’on juge parfois trop vite, sans savoir. Mais qui sommes nous pour juger?

La vie n’est pas rose et on peut tous et toutes péter un plomb à un moment, se retrouver à la rue, tomber malade, sombrer. Tous ces gens qu’on a tendance à juger sans connaitre sont parfois juste des gens qui ont fait de mauvais choix. Ceux qu’on traite de fous tentent de leur mieux de vivre « normalement » ou ne savent simplement pas qu’ils sont fous. Ceux qu’on appelle faibles parce qu’ils ont choisi la mort plutôt que la vie ont peut être épuisé tout leur courage. Ceux qui ont besoin de barbiturique pour vivre n’ont peut être pas eu les ressources pour s’en sortir seuls et choisissent cette voie pour oublier leur mal-être, le temps d’un instant.

Je ne généralise pas. Comme dirait ma mère  » Y des cons partout! ». J’essaie juste de comprendre et de ne pas juger. Malheureusement, on ne peut pas aider tout le monde. Mais parfois, on peut tendre la main ou prêter une oreille attentive à celui qui à besoin d’aide, qui a besoin de se confier. Je pense juste qu’on a beaucoup à apprendre les uns des autres et encore plus des marginaux, des repentis, des fous. Et si on reste dans une bulle avec uniquement des gens « biens », avec nos idées reçues, nos préjugés et notre étroitesse d’esprit, on n’a pas appris la vie, la vraie.

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6 réflexions au sujet de « La vie, la vraie… »

  1. Et poutres continuer ce que ta maman dit, « et on est tous le con d’un autre »!
    Très bel article;. Merci. Faisant partie de cette catégorie de « fou » ça fait du bien de lire ce genre de chose, de se dire qu’au moins une personne a compris. Alors encore une fois, merci 🙂
    Bien à toi,
    Captain Rawr.

    Aimé par 1 personne

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