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Jamais contentes…

Autour de moi, c’est l’hécatombe : tous les couples se séparent. Je ne sais pas si c’est 2016 ou bien le divorce de Ben Afflek et Jenifer Garner qui a influencé cette vague de ruptures, mais c’est tout de même assez effrayant.

Alors que nous philosophions sur le sujet autour d’un café (ok, un verre de rosé!) hier après-midi, nous en sommes venu à nous demander ce qui clochait. C’est vrai, on a quand même trouvé des hommes qui nous supportent, qui n’ont pas fuient à la première embûche et qui sont heureux avec nous. Et nous, qu’est ce qui nous prend? On trouve qu’on est tombé dans la routine! On s’ennuie. On a envie d’autre chose. On trouve notre vie plan-plan. En bref, on se fait chier! Tout en sachant très bien qu’une fois qu’on sera seule, on se plaindra aussi, parce que le célibat, ça a aussi des mauvais coté. 
Mais c’est quoi notre putain de problème?!
Le truc c’est que quand on était petite, on avait un plan bien défini de notre future vie, du genre je me marierai à 28 ans et j’aurai des enfants à 29 ans. J’aurai une belle maison, un boulot passionnant, un mari merveilleux et ma vie sera formidable. Et personne ne nous a averti que non, ça ne se passerai pas comme ça! Personne ne nous a dit que les comédie romantique n’étaient pas inspirées de la vraie vie. Et ça, on s’en est rendu compte en grandissant. Du coup, ça a un peu chamboulé toute nos espérances. Et puis on a commencé à sortir et se dire que finalement, c’était pas la vie qu’on avait imaginé, mais que c’était bien aussi. On a repoussé l’age adulte à plus tard. Et puis de toute façon, la plupart des mariages finissent en divorce, comme nos parents. Alors pourquoi se marier? 
Mais la pression sociale et la société nous ont poussé à rentrer dans le droit chemin. Parce que même si on a abandonné nos rêves de petite fille, ils sont restés coincés quelque part dans un coin de notre inconscient. Et les repas de famille où tout le monde te demande « quand est ce que tu vas nous ramener un mec » alors que toi, tu es encore bourrée de ta soirée de la veille et tu as juste envie de t’affaler sur le canapé, ces repas de famille t’ont foutu la pression/le cafard/l’envie de rendre tes dix mojitos de la veille. Alors tu t’es dit que peut être, il était temps de te poser et de faire comme tout le monde. Peut être, toi aussi tu pourrais avoir une vie normale. Et puis t’arrives à la trentaine, tu ne peux pas vivre éternellement comme une ado (de toute façon, ton corps ne supporte plus les cuites!). Alors tu as fait ce qu’on attendait de toi : tu t’es rangée. Tu as trouvé un mec. Tu vis avec. Tu pars en vacances avec. Tout est bien dans ce petit monde « normal ». 
Sauf qu’un jour, tu te réveilles et tu te demandes si c’est vraiment ça que tu veux. (Si en plus, tu es au chômage, tu as deux fois plus de temps pour réfléchir!) 
Tu le regardes, tu vous regardes et tu paniques. La logique voudrait que tu l’épouse et que vous fassiez de beaux enfants. Mais toi, est ce que c’est vraiment ça que tu veux? Et là, c’est le drame! Tu ne sais plus.
Alors oui, en effet, vous avez une vie tranquille. Il fait à manger, il est présent pour toi, il te soutient dans tes projets, il est fidèle. Tu n’as pas grand chose à lui reprocher. Que demander de plus? Oui mais la passion n’est plus là. C’est normal parait-il. Mais il te manque quelque chose. Et ça commence à te ronger. Tu essayes de te dire que c’est une mauvaise période, que ça va passer. Mais plus tu avances, plus tu y penses.
Alors qu’est ce qu’on fait dans ces cas là? On attend que ça passe? On ne dit rien et on prend sur soi? Parce que la vie c’est ça. La vie c’est pas les feux de l’amour. Il n’y a pas de rebondissements tous les jours. La passion n’est pas éternelle. Et puis t’as bientôt 30 ans. Faudrait peut être penser à arrêter les conneries! Faudrait peut être penser à rentrer dans le moule.
Finalement, on n’est jamais contente de ce qu’on a. On est des éternelles insatisfaites. Ou peut être qu’on a peur. On n’a pas envie de grandir? On a besoin de liberté? On a besoin de vivre des trucs intenses pour se sentir exister? On n’est pas faite pour la vie de couple? Le taux élevé de divorces chez la génération de nos parents nous a traumatisé?
Ou alors on est juste chiante?
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