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Le syndrome de l’infirmière…

L’autre soir, j’étais chez ma mère et j’en ai profité pour lui piqué son magazine psychologie. Alors que je le feuilletais tranquillement un article a attiré mon oeil: « Pourquoi elles aiment les hommes qui vont mal? »

Je ne sais pas pourquoi je me suis sentie concernée. 

En bref, l’article explique qu’au début d’une relation, il y a toujours une dimension thérapeutique chez la femme et qu’elle veut soigner quelque chose chez l’homme. Déjà, là tu te dis qu’on est quand même bizarre!
Peut être que ça vient du fait que les hommes fantasment sur les infirmières?

Ensuite on nous dit que la femme ne va pas chercher n’importe quelle blessure chez l’homme car en fait, c’est pour soigner une blessure en elle. Donc si possible, on va choisir un mec qui a le même mal être que nous et faire d’une pierre deux coups! Et avec tout ça, la femme se sent plus forte que l’homme et, comme le dit l’article, ça la réconforte narcissiquement. (Je vous dis, on est tous niqué du bulbe!)
Si en plus elle n’a pas confiance en elle, ça lui permet de se dire qu’on l’aime parce qu’elle se rend utile (et pas juste pour ce qu’elle est bien entendu!).

Forcement quand tu lis un article comme ça, tu ne peux pas t’empêcher de réfléchir à tes relations passées et faire le constat que, effectivement, tu as bien le syndrome de l’infirmière! 
Ma première vraie relation: une mère alcoolique depuis le décès du père et des problèmes de drogue et d’addiction aux jeux… Résultat: j’ai passé les deux premières années à essayer de le faire décrocher des jeux et les deux suivantes à décrocher des joints. Au final on s’est décroché l’un de l’autre! 
J’avais aussi rencontré un artiste torturé. En faisant du tri j’ai retrouvé une lettre qu’il m’avait envoyé depuis l’hôpital psychiatrique. Extrait: « Ici bas, tu es ma manie … La manie obsédante qui me permet de tenir le cap; après tout, tu es comme cette (ces quelques) cigarette(s) dont j’absorbe les substances à chaque début de matinée depuis la salle fumeurs de l’endroit où je demeure enfermé. Tu es ma clope de dix heures qui m’empêche de trop penser … Et pour finir, tu es la dernière. La cigarette, la clope, la blonde, bref le poison que j’inhale avant d’aller me coucher, l’avenir d’un futur que je m’apprête à découvrir… » Mine de rien, c’était quand même plus ou moins poétique et j’avais le sentiments de servir à quelque chose. Mais je n’ai pas assumé sa folie… (y avait quand même 24 pages au totale et je vous passe les détails!)

Puis il y a eu l’accidenté de la route, celui dont le père était absent, celui qui avait une mère malade, celui qui avais honte de son passé et toutes ces histoires se sont finies.
Et aujourd’hui il y a Monsieur Darcy et son mal être permanent, sa mélancolie, son passé, ses névroses, ses déprimes cachées sous une attitude fière et je m’en-foutiste. Son manque de confiance en lui, ses yeux tristes. Et c’est vrai que quand j’arrive à le faire rire, je me sens mieux, je me sens fière. C’est vrai que j’ai envie de le prendre dans mes bras pour le réconforter quand je le vois. J’ai envie de lui dire qu’avec moi ça ira. J’ai envie de lui dire qu’on pourrait être heureux, qu’on pourrait essayer. C’est con n’est ce pas? Ça s’appelle le syndrome de l’infirmière parait-il…
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